Si l’isolement
des personnes âgées est souvent évoqué en termes de solitude et de risque accru
de dépression, vieillir seul a aussi d’autres conséquences. Alors qu’un
quinquagénaire sur cinq n’a jamais eu d’enfants et qu’une proportion importante
de baby-boomers vieillissent seuls, la question de leur accompagnement au très
grand âge se pose pleinement. Alors que la prise en charge de la dépendance
repose souvent sur l’intervention des aidants familiaux, de nombreux aînés ne
pourront pas compter sur cette aide. Découvrez quelques stratégies pour
anticiper le grand âge sereinemen
Aujourd’hui, le rôle des
aidants familiaux fait l’objet d’une reconnaissance accrue. L’aide informelle
des proches joue un rôle central dans la prise en charge des personnes âgées,
surtout lorsque la perte d’autonomie s’installe. Les proches rendent visite,
apportent leur aide pour des tâches administratives ou pour des gestes du
quotidien que l’aîné ne peut plus réaliser. Dans certains cas, les enfants
participent au financement de l’accueil en maison de retraite.
Mais qu’en est-il pour les
personnes âgées qui n’ont pas ou plus d’enfants, surtout pour ces femmes veuves
qui survivent à leur conjoint ? Avec un taux de divorce élevé même chez les
seniors et un homme de 50 ans sur cinq qui n’a jamais eu d’enfants, le nombre
de personnes qui atteignent le grand âge seules n’est pas négligeable.
Le soutien des proches est
important dans la prise en charge d’une personne âgée, parce qu’il permet de
diminuer le recours aux aides professionnelles. Il est également important sur
le plan émotionnel. L’isolement des personnes âgées peut au contraire causer
une dépression et avoir des effets délétères sur la santé au grand âge.
Sans enfants, il est
nécessaire de planifier soigneusement sa prise en charge future. Il existe fort
heureusement des stratégies pour assurer son propre bien-être au grand âge même
sans le soutien des descendants.
Accepter la réalité d’une
prise en charge sans l’aide des enfants
Les aidants familiaux sont en
général issus de la famille au premier degré : 62 % des aidants sont les
enfants, gendres ou belles-filles et 22 % un conjoint. Les autres membres de la
famille interviennent dans la prise en charge de la personne âgée seulement
dans 13 % des cas(infographie de l’Enquête Cap Retraite 2015 sur les aidants
familiaux).
Aussi, même si vous avez de
bonnes relations avec vos neveux, ne comptez pas sur eux pour assumer le rôle
d’aidant familial. Prévoyez en amont une éventuelle perte d’autonomie et
anticipez en organisant votre propre prise en charge sans compter sur la
solidarité familiale : vos proches ont leurs propres parents âgés à aider.
Il peut être judicieux de
contracter une assurance-dépendance en amont pour couvrir les dépenses liées à
la perte d’autonomie en toute sérénité. Vous pouvez également prévoir à
l’avance votre futur accueil en établissement, en choisissant par exemple une
résidence-autonomie ou une résidence-services permettant de vivre dans un
environnement sécurisé avec des professionnels. Ces derniers pourront suivre
votre évolution et vous offrir une prise en charge adaptée pour stimuler vos
capacités et prévenir la perte d’autonomie.
Organisez tous vos documents
Pour anticiper la prise en
charge au grand âge, il est fortement recommandé de garder à portée de main
tous les documents qui peuvent s’avérer nécessaire à l’avenir. Ces documents
comprennent :
un mandat de protection future
: pour désigner la personne qui vous représentera en cas de perte d’autonomie
vous empêchant de prendre soin de vos propres intérêts,
votre contrat
d’assurance-dépendance,
vos directives anticipées,
pour préciser votre volonté concernant la prise en charge en fin de vie.
votre testament…
Vérifiez avec quel proche ou
voisin vous pouvez partager certains documents susceptibles d’être nécessaires
si vous devenez dépendant et avez besoin de l’intervention d’une personne
extérieure.
Organisez votre quotidien et
faites-vous des relations
Au-delà de la prise en charge
de la perte d’autonomie, il est important d’organiser son quotidien pour
prévenir l’isolement et la solitude.
À la retraite, sans votre
activité professionnelle quotidienne, vous perdez une importante partie des
interactions et relations sociales avec vos pairs. Réfléchissez comment les
remplacer : la pratique religieuse et fréquentation de l’église ou du temple
sont notamment une activité sociale bénéfique pour les personnes âgées isolées.
De même que la fréquentation d’un club seniors, par exemple au CCAS.
Adopter ou poursuivre une
activité physique vous permet non seulement de garder la forme, mais aussi de
maintenir des liens sociaux.
Pour préparer votre prise en
charge au grand âge, il est aussi important de choisir dans votre cercle de
relations des personnes sur qui vous pourrez compter en cas d’urgence.
Anticiper sa prise en charge
lorsqu’on est encore autonome et en bonne santé permet de prévenir les
situations de crise. Ne remettez pas à demain, lorsque vous n’avez pas
d’enfants pour le faire pour vous.
Si vous êtes un boomer sans
enfants, avez-vous des conseils pour aider les autres seniors dans votre cas à
préparer leur prise en charge future ? Partagez vos suggestions avec nos
lecteurs dans les commentaires ci-dessous.
https://www.capretraite.fr/blog/actualites/anticiper-prise-charge-grand-age-laide-enfants/

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